Thomas Restoin / Johan Jacquemoud – Toseti -

Le duo Restoin Jacquemoud est la rencontre de deux excellents musiciens de la région Rhône-Alpes qui se cotoient régulièrement pour des aventures musicales diverses (folkaorange, les doigts de Carmen…) et puis est né pour chacun d’eux le souhait d’un album solo. Ces deux projets  ont finalement fusionné en un projet duo et on ne va pas le regretter. Car voilà ces deux-là courageux comme ils sont, ont décidé d’aller jusqu’au bout de leurs ambitions respectives. Ils ont pour cela enregistré un album abouti et lumineux qui se place en marge de la musique traditionnelle, mais se revendique fièrement comme une musique acoustique épanouie. En effet on retrouve ça et là des sons, une façon d’appréhender la musique qui vient indéniablement du trad, mais rapidement on se rend compte que le chemin pris est plus vaste, plus intemporel, plus universel.

Toseti est réellement une réussite, une preuve que les musiciens issus du trad peuvent se libérer de tous les carcans qu’on leur prête souvent, et qu’ils  sont avant tout des acteurs qui expriment des émotions et des créateurs de paysages musicaux.

J’ai lu quelque part que la musique de cet album était de la musique de film sans l’image. Je m’inscris en faux : l’image est là, omniprésente, obsédante, littérale.

Il vous suffit de fermer les yeux et de regarder !

JN

Vous pouvez écouter des extraits et acheter l’album Toseti ici

Roberto Carlotti-Il giardino di Sofia-

Jusqu’à présent je l’avoue, ma connaissance en matière de musique traditionnelle italienne se résumait à bien peu de choses. C’est petit à petit que j’ai exploré le sujet et il est vrai qu’il me reste encore beaucoup à faire. En effet vu de loin chaque pays possède SA musique traditionnelle (l’Irlande, la Roumanie etc…) plus on s’éloigne on associe même une musique à un continent (musique africaine, musique sud-américaine…). Au contraire plus on se rapproche, plus on précisera les territoires et les styles, en effet en France on va parler de musique bretonne ou de musique occitane, mais là encore si on se met à fouiller on affinera encore ces notions.

Là où je veux en venir c’est que le concept de musique nationale  n’existe pas. Pour parler par exemple de musique italienne il est nécessaire d’employer le pluriel si l’on ne sait faire le distinguo entre tous les styles et les particularités du maelström débordant de vie que recèle ce pays. Il serait même plus juste de parler de musiques traditionnelles d’Italie et non de musique traditionnelle italienne.

Néanmoins, si j’ai choisi de parler de cet album de Roberto Carlotti c’est qu’il me parait être une bonne introduction à la découverte de cette musique. Ce qui frappe le plus c’est que tout cela nous est extraordinairement proche : de la musique à danser que l’on connait bien (scottish, mazurka, valses), des instruments familiers (accordéon, guitare, vielle à roue…), mais voilà, dès les premières notes l’ambiance est posée, le paysage s’installe, sans le savoir on sait, on sent, que cette musique nous viens d’Italie. Car ce qui m’a frappé en écoutant les albums du sicilien Carmelo Salemi ou de la chanteuse piémontaise Betti Zambruno et ce qui m’a apparu comme une révélation à l’écoute de cet album, c’est que les musiques traditionnelles d’Italie ce sont positionnées comme réellement populaire, elle ne ce sont jamais déconnectées de l’univers culturel italien « moderne » comme le cinéma par exemple. Et si je parle du cinéma ce n’est pas par hasard car la, pardon, LES musiques d’Italie sont très expressives et leur écoute provoque à coup sûr un imaginaire clairement identifié dans les films qui ont fait la gloire de la cinecittà.

Alors faites comme moi, découvrez LES musiqueS traditionnelleS d’Italie et rafraichissez-vous au contact de cet album vivifiant !

Pour écouter des extraits et acheter l’album de Roberto Carlotti c’est ici !

Darhaou-An Derveit-

Darhaou est un groupe de fest-noz, point. On pourrait dire groupe de « musique bretonne » ou « celtico swing » ou ce que vous voulez peu importe. Le but de cette formation est de vous faire danser sur un parquet de fest-noz re-point. Et pour ce faire ils n’ont reculé devant rien :

- deux bigoudens plutôt adeptes des clubs de jazz

- un sonneur issu de la diaspora brito-alsacienne

- un joueur de treujeun gaol multidiplomé du Centre-Bretagne

- un accordéoniste trégorrois transfuge des sessions irlandaises

Et le résultat est là : ça marche du tonnerre. C’est le genre de groupe devant lequel il est difficile, voir illusoire de rester impassible tellement cette alchimie totalement impossible à décrire qu’on appelle faute de mieux « le swing », transpire par tous les pores de leur musique.

Ils nous proposent ici leur troisième album avec une nouveauté de taille : l’arrivée d’un chanteur en la personne de Christophe Le Menn qui enflamme dorénavant le parquet en leur compagnie. L’album est à la hauteur de la qualité de l’ensemble, puissant, juste et équilibré. Le son est recherché mais l’acoustique respecté, ce qui est primordial pour apprécier un tel travail d’arrangement. Le seul petit bémol pourrait être que ce travail de studio apporte une couleur un peu « sage » à l’ensemble, là où l’on pourrait attendre du sauvage (prononcez sauvach’!) sur certains morceaux.

Donc un album de (très) grande qualité, un incontournable de la musique bretonne d’aujourd’hui, en un mot : indispensable !

JN

Vous pouvez écouter des extraits et acheter l’album  » an derveit » de Darhaou ici

Vous pouvez écouter des extraits et acheter le deuxième album de Darhaou « Ur sulvezh ba’ Langoned » ici

-A highland fiddler-The clunes collection of Donald Ridell

Article posté par Etienne Tabourier.

A Highland fiddler est un disque d’hommage au fiddler écossais Donald Riddell (1908-1992) , figure emblématique du fiddle des highlands écossais, compositeur, luthier, piper et pédagogue, excusez du peu, que voulez-vous ces gens-là savent tout faire.

L’avantage avec ce genre de disques, et ce qui fait la grande réussite de cet album en particulier, c’est que l’on y trouve un répertoire riche et original, à savoir les propres compositions de Riddell et des traditionnels, dans un esprit de disque de collectage ou de témoignage, mais joué par des musiciens en pleine activité, avec par conséquent une production de qualité. Ces fiddlers, ce sont ses élèves les plus connus, dépositaires du style du maître et représentatifs du style de fiddle des highlands, énergique et ornementé à l’archet. Et on est en présence de fines gâchettes du fiddle écossais : Iain MacFarlane et Bruce MacGregor qui officient dans la “bande” écossaise de violons Blazin’ fiddles. A leurs côtés Duncan Chisholm, violoniste de la chanteuse Julie Fowlis (entre autres) et qui nous avait gratifié en 2008 du merveilleux album solo “farrar”.

Ce sont joints à eux quelques invités de marque comme Jonny Hardie (du groupe Old Blind dogs) et le piper Rory Campbell qu’on ne présente plus et qui amène une magnifique contribution : Le strathspey “Maggie Cameron” et la jig en six parties “Donald MacLean” (reprise sur l’album des Blazin’fiddles “magnificient seven”), joués au fiddle avec pipes font partie des nombreux grands moments de ce disque, incontournable pour tous ceux qui aiment le fameux “bowing” écossais.

Si vous souhaitez écouter des extraits et acheter cet album c’est ici !

Ronan Martin

Article proposé par Etienne Tabourier

A en juger par les sorties régulières de très bons albums de fiddle écossais, le moins qu’on puisse dire est que les fiddlers écossais sont très actifs sur la scène de la musique traditionnelle actuelle, et qu’ils contribuent à casser l’idée reçue un peu trop répandue par chez nous qui voudrait que la musique écossaise se limite au répertoire pour cornemuse…

Parmi les excellents fiddlers actuels, Ronan Martin est un violoniste natif de l’île de Skye et dont le style est vraiment représentatif du style spécifique des Highlands, très différent du style des fiddlers irlandais (si ce n’est dans le Donegal où on en retrouve des influences). Enregistré dans des conditions live chez le guitariste Jonny Hardie (Old blind dogs) qui accompagne ici Ronan Martin, cet album solo est le premier disque de violon traditionnel de l’île de Skye, et le but déclaré de Ronan Martin était de capter l’énergie du fiddle des highlands et l’atmosphère des enregistrements historiques.

Et de fait alors que de nombreuses compositions récentes émanent souvent les disques solos de la plupart des fiddlers écossais, la grande richesse de cet album est que Ronan Martin nous livre à l’état brut un vaste répertoire traditionnel des highlands, les compositions présentes ici étant des compositions plus ou moins anciennes issues du répertoire de la cornemuse. Tout ce qui fait la richesse et la spécificité de ce répertoire des Highlands est représenté ici, à savoir qu’au-delà des habituels reels et des jigs, les strathspeys et marches sont mis à l’honneur, et les deux slow airs (le premier issu du répertoire de la cornemuse et le second du chant gaëlique écossais) enregistrés sur l’album sont de vraies perles.

On notera au passage que cette démarche de réaliser un album vraiment représentatif de la tradition s’accompagne d’un livret très riche en informations sur la source des airs.

Un détail qui n’en est pas un pour finir : alors que de nombreux fiddlers écossais “old style” sont accompagnés d’un piano parfois un peu rédhibitoire surtout pour les habitués aux albums de musique irlandaise, Ronan Martin est comme on l’a dit accompagné ici (remarquablement) du guitariste Jonnie Hardie. De quoi rendre cet album vraiment attractif et en faire ce qui est à mon avis la référence moderne qu’il faut avoir si l’on veut connaître le fiddle écossais vraiment ancré dans sa tradition, tant au niveau du style que du répertoire.

Pour écouter des extraits et acheter l’album de Ronan Martin c’est ici

Dòchas-An Dàrna Umhail-

Article proposé par Etienne Tabourier

folder« An Dàrna Umhail » (en anglais « The second glance ») est le deuxième album de Dòchas, groupe écossais presque exclusivement féminin, puisque sur les six musiciens qui composent le groupe, Martin O’Neill au bodhrán est le seul « bonhomme ». (Ah ces percussionnistes, toujours tentés par ce genre d’aventures…). Si le nom de Dòchas n’est hélas pas très connu de ce côté-ci du channel, au moins deux musiciennes du groupe se font connaître en solo depuis ce second album qui date de 2005, à savoir la chanteuse Julie Fowlis et également la viloniste Jenna reid originaire des Shetlands « adoubée » par Liz Carroll, aperçue dans Transatlantic sessions et qui a réalisé deux magnifiques albums solo.

Voilà pour le groupe. Pour l’album Dòchas nous livre un deuxième opus plus abouti à mon sens que le premier, plus intéressant et original du point de vue du choix des airs, notamment concernant le répertoire écossais et ses « extensions » (Shetland, Cape breton). Le groupe trouve ici sa véritable identité sonore reconnaissable par le mélange des instruments choisis, fiddle, small pipes, accordéon, harpe et l’absence de guitare dans la rythmique.

Un détail sous forme de coup de cœur personnel, l’album renferme ce qui est à mon avis une des plus belles mélodies jamais enregistrées sur un disque de musique écossaise ou irlandaise à savoir « Sìleas », composition de l’accordéoniste Dougie Hunter. Une pépite que tous les harpistes devraient posséder à leur répertoire, et pas seulement eux…

Pour écouter des extraits et acheter l’album de Dòchas c’est ici

85couv siteEtienne est professeur de violon dans les environs de rennes et est l’auteur d’une méthode progressive de musique irlandaise au violon parue aux éditions Caruhel

Macmeanmna records

Un label de plus sur Albumtrafolderd!

Encore du très lourd avec le label Ecossais Macmeanmna records. Ce label basé sur l’île de Skye produit des disques depuis les années 90 en réunissant une collection extraordinaire d’artistes de grands talents (une cinquantaine d’albums). Vous y trouverez du chant gaélique ( Bannal ; MacKenzie), des pipers en solo (Alasdair Gillies ;  Stuart Liddell ), des violonistes (Duncan Chisolm ; Bruce MacGregor) mais également des groupes de la scène écossaise d’aujourd’hui (Dochas ; Cliar).

Bref c’est la crème de ce que peut proposer la musique traditionnelle écossaise que vous trouverez sur ce label, et  Albumtrad n’est pas peu fier de travailler avec lui, d’autant plus que ces albums n’étaient jusqu’à aujourd’hui tout simplement pas proposés en France. Pourtant la chanteuse de Dochas, Julie Fowlis  cartonne en ce moment et plus curieux encore, Patrick Molard le célèbre piper breton signe chez Macmeanmna l’un de ses plus beaux albums de Pìobaireachd. Bref la logique commerciale est tout sauf logique et il ne faut pas toujours chercher à comprendre l’incompréhensible.

Donc en résumé, si vous cherchez de la musique écossaise de qualité (et je pèse mes mots) à un prix abordable, ne cherchez plus : c’est sur Albumtrad !folder

Venez écoutez les extraits et acheter les albums de Macmeanmna records ici

Väsen

J’avafolderis il y a quelque temps posté un petit article sur Väsen lorsque nous avions reçu leur dernier album « Väsen Street ». Je reviens ici un peu plus longuement sur ce groupe car nous venons de recevoir les 4 autres albums de ce fantastique trio suédois, l’occasion pour moi de vous parler également du mode de fonctionnement d’Albumtrad.

En effet, Albumtrad travaille directement avec les labels et les artistes, nous ne passons pas par des « grossistes » et l’argent de la vente est reversée directement aux producteurs. C’est pour cela que l’on ne trouve pas toute la production des musiques traditionnelles sur Albumtrad. Donc nous avons fait d’une faiblesse une force en s’adressant à Dieu plutôt qu’à ses saints, ce qui nous permet de proposer des albums introuvables ailleurs. Nous avons donc un contact direct et un lien privilégié avec les artistes ou labels qui acceptent de nous confier leurs albums.

Pour le cas de Väsen il faut savoir que ce trio est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs groupe de musique traditionnelle au monde aujourd’hui. Et pour qu’elle raison me direz-vous ? Et bien parce que ces trois musiciens ont tout simplement réinventé leur musique. C’est la nyckelharpa (Olov JOHANSSON) qui a la vedette, instrument typique de la suède sorte de croisement entre une vielle et un violon, elle apporte un son unique et immédiatement identifiable. C’est cet instrument qui pose la mélodie. Ensuite l’alto (Mikael MARIN) qui trouve sa place en contrepoint et transcende par sa rythmique fluide et grave cette mélodie. Enfin la guitare (Roger TALLROTH) qui vrombit et rentre en résonance avec ses comparses, grâce à une guitare 12 cordes accordée en la/ré/la/ré/la/ré (un accordage particulièrement « ouvert »)  utilisée avec une grande finesse. La finesse reste d’ailleurs le maître mot lorsque l’on entend la musique de Väsen, c’est en effet ce qui pour beaucoup donne son aspect un peu irréel, cette impression que cette musique est touchée par la grâce. Car l’on a du mal à comprendre comment ils parviennent à « sentir » à ce point la musique, à imbriquer les sons de cette manière. Les accords sembles suspendus, les notes retombent toujours à leur place, c’est léger et profond, c’est à la fois sfolderimple et élaboré.

Ce n’est pas pour une fois la virtuosité ou l’originalité qui dicte sa loi, c’est cette osmose quasi télépathique qui fascine et qui fait crier au génie. Comme si tout ce que l’on avait appris n’était ni fondé ni justifié, qu’une porte s’était ouverte sur un monde nouveau.

Alors pourquoi ce groupe est-il si peu connu en France alors qu’il est apprécié et encensé aux États-Unis en Scandinavie et dans les  îles britanniques ?

Je n’ai pas la réponse et je ne l’aurai sûrement jamais mais nous espérons modestement qu’Albumtrad fera découvrir ce formidable groupe au plus grand nombre. En tout cas, c’est directement Olov Joahnsson qui est notre fournisseur, preuve que l’on peut être un grand musicien et être auto-producteur de ses albums. Peut-être d’ailleurs que cela deviendra bientôt la norme… qui sait ?

folderfolderfolderJN

Pour écouter des extraits et acheter les albums de Väsen c’est ici

Guidewires-Live-

J’ai fait la connaissancefolder de Sylvain Barou au festival interceltique de Lorient. Il avait 17 ans et déjà il scotchait tout le monde. Un son de flûte incroyable un swing ravageur et une précision de Sniper. Tout le monde savait qu’il irait loin, très loin et même plus encore.

Pourquoi je vous parle du sieur Barou ? Oui d’accord c’est vrai, je le connais perso et j’ai gratouillé quelques accords en sa compagnie mais là pas de copinage, c’est juste que le meilleur groupe de musique irlandaise du moment vient de sortir son premier album et que le flûtiste du groupe n’est autre que le Barou himself !

Guidewires est un groupe qui réunit donc un casting de rêve : Tola Custy (calico) au fiddle, Padraig Rynne (Cian) au concertina Paul McSherry (Tamalin) à la guitare,  Karol Lynch l’étoile montante de l’irish bouzouki… et Sylvain Barou (Sualtam, Denez Prigent, Olli etc etc…) Sur le papier ça fonctionne, mais musicalement, le groupe allait-il trouver le son qui allait transformer la citrouille en carrosse ?

Pour ne pas faire comme tout le monde ils décident d’enregistrer un disque avant de faire la moindre tournée, et pour enfoncer le clou ils l’enregistrent Live. Pas de re-re pas de bidouille, 3…4 et feu ! Et ça marche : drive impeccable, son puissant et unité du jeu, tout est au rendez-vous. Alors qu’est-ce qui différencie Guidewires des autres formations Irish d’aujourd’hui me direz-vous ? Et bien plusieurs choses : la première c’est le répertoire, et là c’est un festival car les membres du groupe ont chacun contribué à l’édifice commun en apportant des compos personnelles qui indéniablement rehaussent le niveau général, je pense notamment aux titres « Lunchtime Boredom » de Padraig ou  » Everybody Fancies Helen Mirren » de Tola, des petits bijoux dans leur écrin… Pour le reste peu de traditionnels mais des airs composés récemment par des valeurs sûres (Donal lunny ou Mickael McGoldrick). La deuxième c’est que personne ne tire la couverture (et oui ça existe) chacun possède sa place sans cannibaliser l’autre, il y a un excellent équilibre violon/concertina d’un côté et bouzouki/guitare de l’autre cimenté par la flûte qui virevolte sans agacer jamais. La troisième c’est ce parti pris de l’enregistrement live évidemment. Le groupe de cette façon réussit à capturer les fondements même de ce qu’est la musique irlandaise, la rencontre, l’échange, l’écoute, et quoi de mieux pour cela que de jouer ensemble afin de ressentir les autres musiciens autour de soi ?

Du coup le résultat est étonnant de maturité, le niveau est énorme et l’énergie débordante et on l’espère… renouvelable… Mais pour les avoir vus sur scène, faites-moi confiance, c’est le cas !

Donc voilà, Mister Barou notre petit « frenchie from brittany » a réussi à poser sa pierre dans ce genre musical qu’est la musique traditionnelle irlandaise et il y en aura d’autres car la pierre est jolie et fichtrement bien taillée. On savait qu’il irait loin, mais peut-être pas jusque là… Chapeau !

JN

Pour écouter des extraits et acheter l’album de Guidewires c’est ici

Matta/Rouch-Hautbois & Cornemuses-

L’une des magies de folderla musique est sa capacité à pouvoir vous cueillir à tout instant. Il est vrai qu’au départ lorsque j’ai mis ce disque sur la platine, je m’étais préparé à écouter une musique destinée à un publique d’initié. Et vlan tout faux ! Dès les premières notes de l’enregistrement c’est parti pour 41 minutes de dépaysement complet dans un univers lointain et proche à la fois, une musique  que l’on devine ancienne, mais profondément actuelle dans son interprétation.

Robert Matta et Pierre Rouche sont deux luthiers qui font revivre ces instruments que sont les cornemuses du Béarn ou les hautbois de Bigorre. Des luthiers qui sont allés jusqu’au bout de leur démarche de transmission en enregistrant ce disque d’une exceptionnelle qualité où la précision de l’interprétation et le choix des timbres satisfera les plus exigeants. A noter également la présence tout en finesse du percussionniste Pierre Blanchut, qui rehausse admirablement l’ensemble.

Soyez curieux et laissez-vous cueillir vous aussi…

JN

Pour écouter des extraits et acheter l’album de Matta/Rouche c’est ici